En route pour les San Blas… bis

Avant d’attaquer la traversée du golfe de Darien qui nous conduira aux San Blas , nous faisons trois étapes sur des petites îles de l’archipel du Rosario, classées «réserve naturelle…»

La première, proche de Carthagène, est blindée de structures touristiques et reçoit les catamarans et autres yacht pour des sorties à la journée. Bruit et fureur, le classique des fêtards des Caraïbes, fuyons !

La deuxième, bien que très touristique, est exempte de bateau à la journée et nous sommes hors saison donc la plupart des structures sont fermées . Nous mouillons et une barque avec moteur vient vers nous. Il y a un risque d’orage pendant le nuit et il propose de nous conduire dans la mangrove ou nous serons en sécurité. Nous le suivons donc pendant une bonne vingtaine de minutes au milieu du dédale des hauts fonds.

l’arrivée dans la mangrove

Arrivés à destination, il nous quitte sans rien demander et nous sommes obligés de la rappeler pour le dédommager de son essence. Ça fait du bien, c’est si rare une aide sans contrepartie !

Un bar sur un micro îlot

La dernière : isla de Fuerte est une sympathique surprise. Éloignée des centres touristiques du continent, elle possède bien quelques hébergements, fermés à notre passage, mais a pour le moment conservé un mode de vie propre aux îles habitués à vivre en relative autarcie .

Une bonne partie de l’île est occupée par de la « permaculture », évidemment pas nommée ainsi, il n’y a qu’en occident qu’on a inventé l’eau chaude !

Il y a aussi des cochons, des zébus, beaucoup d’ânes (petits), des poules et des coqs (avec leur arène pour les combats) et le long d’un étroit sentier qui dessert les cultures une jolie rencontre à hauteur de nos yeux :

l’aï, le paresseux à 3 doigts

L’avantage avec ces bestiaux, c’est que même avec un appareil photo basique, on a tout le temps pour faire la mise au point !

Le petit village est très animé. Après la sieste, certains se retrouvent dans les 3 bars du centre du village (en fait, quelques chaises en plastique devant la tienda où l’on vent de l’alcool). Avec chacun sa sono qui en nombre de décibels n’a rien à envier au pire des concerts de Métal ! Peut-être que l’électrification récente grâce à une centrale solaire flambant neuve leur à donné des ailes.

Dans chaque bar, un type avec une bouteille de rhum ou une bouteille de whisky offre des topettes à tout le monde et nous en fait profiter. On a été raisonnables et peut-être qu’ils ont été un peu déçus ! De toutes façons avec le niveau de la sono, on ne pouvait pas échanger un mot !

Prochaine étape : le comarca de Kuna Yala au Panama, en mode pirate … car nous avons décidé de ne pas faire les formalités de sortie de la Colombie (nous les ferons à San Andres, île Colombienne au large du Nicaragua) et de ne pas se déclarer au Panama. Région autonome du Panama, le territoire des Kunas a ses propres lois et tant que nous resterons sur ce territoire nous n’avons en principe rien à craindre des autorités Panaméennes.

Direction donc les îles les plus proches de la Colombie pour une remontée d’île en île vers le nord ouest dans une région totalement à l’écart des circuits touristiques.

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